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C'est le moment de miser sur le potentiel de CANDU

le 17 mars 2010 — Le vice-président principal et responsable principal des techniques, M. Anthony De Vuono, a récemment soumis au Financial Post un éditorial où il indiquait certaines des raisons qui l’ont amené à quitter les États-Unis pour travailler au service d’EACL au Canada. Une version modifiée de l’article a paru dans le Post le 17 mars.

Dans son article, M. De Vuono a cité la réputation mondiale de CANDU, en tant que modèle d’excellence, comme l’un des premiers motifs qui l’ont attiré vers EACL. Après un examen plus approfondi, ajoute-t-il, il a constaté que la grande réputation d’EACL comme employeur des meilleurs talents qui soient, et sa contribution au positionnement du Canada comme chef de file dans les secteurs scientifique, économique et industriel sont autant d’autres motifs irrésistibles pour se joindre à la compagnie.

C'est le moment de miser sur le potentiel de CANDU

Après avoir lu le sombre portrait d’EACL et de CANDU brossé par Tom Adams, je me suis senti obligé de répondre à vos lecteurs et de leur présenter un point de vue différent. Venant du secteur nucléaire des États‑Unis, je suis nouveau au Canada et nouveau à EACL où j’assume les fonctions de responsable principal des techniques. Ce n'est qu’après avoir mené une étude minutieuse de l’entreprise à laquelle on me demandait de me joindre que j'ai accepté de le faire.

Même si je connaissais bien la réputation internationale que CANDU a acquise sur le plan de la sécurité, du rendement et de la fiabilité, j’en savais moins au sujet d’EACL, à part le fait qu’elle est bien connue pour la masse critique de talents techniques dont elle a su se doter et pour le leadership dont elle a su faire preuve.

Contrairement aux affirmations de M. Adams, après examen, j'ai découvert qu’EACL est une réussite en matière de politiques publiques dont tous les Canadiens peuvent être fiers. Depuis sa constitution en société en 1952, EACL a reçu près de 8 milliards de dollars de financement du gouvernement du Canada. En retour, ce financement a généré des profits qui ont contribué pour plus de 160 milliards au PIB, profits provenant de la production d’électricité, de la recherche et du développement de pointe, des ventes de réacteurs CANDU à l’étranger, de l’extraction et du raffinage de l’uranium, de la production de radio‑isotopes médicaux et d'une vaste gamme de services professionnels.

Je ne me suis toutefois pas joint à EACL pour son histoire. Je l’ai fait en raison de la capacité exceptionnelle d’EACL de mettre à profit son expertise pour miser sur le marché mondial florissant de l’énergie nucléaire.

CANDU est une réussite internationale, qui fait directement concurrence aux meilleurs dans le monde. Sur le plan du rendement des réacteurs, CANDU est constamment classé comme étant la technologie la plus performante à l’échelle internationale.

EACL présente également le meilleur dossier de gestion de projets pour ce qui est de l’exécution des projets dans le respect du délai et du budget, et parmi tous les pays, le Canada est celui qui peut compter sur la chaîne d’approvisionnement la meilleure et la plus complète qui soit. Cela est dû en partie au fait qu’EACL et ses partenaires de l’équipe CANDU sont les seuls fournisseurs de produits nucléaires au monde qui construisent des réacteurs presque continuellement depuis les 30 dernières années. Cela a permis de conserver les meilleurs et les plus brillants travailleurs techniques et de projet ici, au Canada et de confirmer que nous avons une industrie nucléaire nationale vraiment viable.

Des possibilités très intéressantes s’offrent au Canada. Selon une étude récente du Conference Board of Canada, la construction d’un réacteur ACR 1000 à deux tranches en Ontario contribuerait pour 5,15 milliards de dollars au PIB et créerait 62 000 années‑personnes d’emploi. Chaque nouvelle exportation d’un réacteur CANDU vers un autre pays pourrait générer une incidence économique allant jusqu'à 1 milliard de dollars sur le PIB, dépendamment de l’ampleur du contenu canadien. L’étude décrit également un scénario où EACL mettrait en œuvre quatre projets nationaux et huit à l’étranger, ce qui pourrait contribuer pour jusqu'à 55 milliards de dollars au PIB réel et créer près de 500 000 années‑personnes d’emploi.

La conjoncture est favorable. On prévoit la construction de 200 réacteurs au cours des 20 prochaines années, et le Canada est déjà en pourparlers avec des clients potentiels, comme la Chine, l’Argentine, l’Inde, la Jordanie, la Roumanie et d'autres pays de l’Europe de l’Est, qui voient les avantages que présente CANDU pour leur pays.

Un groupe d’experts distingués nommé par la China National Nuclear Corporation a conclu que CANDU est le meilleur réacteur pour faire avancer le programme d’énergie nucléaire de la Chine qui vise à utiliser le thorium à la place de l’uranium comme source de combustible nucléaire. Le groupe a également signalé la capacité des réacteurs CANDU de réutiliser l’uranium recyclé provenant du combustible à eau légère des réacteurs de nos concurrents et a recommandé à l’unanimité que la Chine envisage la construction de deux nouveaux réacteurs CANDU pour tirer profit des capacités uniques de CANDU quant à l’utilisation d'autres combustibles. Il s'agit là de solides avantages concurrentiels pour le Canada dans l’une des économies affichant la croissance la plus rapide sur la planète.

Le fait d’avoir observé de près EACL et apprécié le potentiel de CANDU a rendu la décision difficile de changer de pays et d’entreprendre une nouvelle carrière au Canada beaucoup plus facile pour moi. Je suis heureux d’avoir pris cette décision, et je suis prêt à aider à mettre à profit notre technologie supérieure, nos employés talentueux et la demande croissante d’énergie nucléaire dans le monde entier.

M. Anthony De Vuono
Vice-président principal et responsable principal des techniques
EACL — Mississauga (Ontario)

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